Deux mois après notre premier épisode de 2023, nous venons vous proposer la seconde nouveauté du pOD : une rencontre avec Jérôme Bosger. Retrouvez ci-dessous les principaux éléments abordés durant cet épisode de podcast, ainsi que différents liens et ressources utiles pour découvrir notre invité et son métier.
Qui est Jérôme Bosger, Digital & Social Media Manager ?
Pour ce premier échange, nous vous proposons de rencontrer Jérôme Bosger qui est venu boire un café à l’agence, pour qu’il nous parle de lui, de son parcours, de son quotidien et de sa relation avec le Social Media.
Jérôme a commencé sa carrière dans l’hôtellerie. Mais sa passion pour la photo, ses découvertes et des opportunités l’ont amené à travailler dans le Social Media sans l’avoir anticipé. Aujourd’hui, il occupe le poste de Digital & Social Media Manager pour Saint-Nazaire Renversante depuis 4 ans.
Il est notamment chargé de la stratégie digitale et webmarketing, afin de :
- promouvoir la marque de destination « Saint-Nazaire Renversante »
- développer la vente en ligne pour la billetterie des sites et musées de la ville et ses visites industrielles.
Les intervenants sur cet épisode de podcast :
- Gwen, chef de projet social media chez Ouest Digital et Voix officielle du pOD
- Bryan, co-fondateur de l’agence Ouest Digital
- Jérôme, Digital & Social Media Manager pour Saint-Nazaire Renversante
Au programme de cet épisode de podcast
Vous êtes Community Manager ou Social Media Manager, et vous avez envie de découvrir des parcours professionnels de consœurs et confrères ?
Dans cet épisode, voici ce que nous partageons avec vous :
- Le parcours de Jérôme et comment il en est arrivé à exercer ce métier
- Son quotidien en tant que Digital et Social Media Manager dans le tourisme
- Ses missions et son organisation
- Sa relation professionnelle avec ses collègues
- Ses bons conseils
- Ce qui pimente son quotidien chez Saint-Nazaire Renversante
Ressources utiles en complément
- Site web de Saint-Nazaire renversante
- Compte Instagram de Saint-Nazaire renversante
- Profil Linkedin de Jérôme Bosger
Points clés de l’épisode
Dans cet épisode, Jérôme Bosger, Digital & Social Media Manager chez Saint-Nazaire Renversante, revient sur son parcours atypique et sa vision très terrain du social media. L’échange montre comment ce métier combine stratégie, production de contenu, réactivité, analyse et sens du collectif.
1. Un bon social media manager se construit souvent par la curiosité et la pratique
Le parcours de Jérôme n’a rien de linéaire : parti de l’hôtellerie, passé par le marketing touristique, il arrive au social media grâce à une opportunité interne. Ce qui fait la différence, c’est moins une formation initiale qu’une curiosité constante pour les outils, les contenus et les usages.
« Il faut une bonne partie stratégique, c’est hyper important. Mais après, quand on est dans l’opérationnel, il faut tester les choses, voir comment ça fonctionne et avoir les mains dedans. »
2. Le contenu reste le cœur du métier
Pour Jérôme comme pour Bryan, les bons profils social media ont souvent une appétence forte pour la production : photo, vidéo, écriture, montage, storytelling. Les plateformes changent, mais la capacité à produire un contenu pertinent reste déterminante.
« Le contenu est roi. On peut savoir quand poster, sur quelle plateforme, où chercher les fonctionnalités. Mais si on n’a pas le bon contenu derrière, ça fonctionne moins bien. »
3. Le social media fonctionne mieux quand il s’intègre à une stratégie globale
L’un des exemples les plus marquants de l’épisode concerne un reportage M6 sur les Chantiers de l’Atlantique. Saint-Nazaire Renversante a combiné social media, SEO, télévision, concours, collecte de data et retargeting pour transformer une exposition médiatique en opportunité marketing.
4. La modération est peu créative, mais essentielle à l’engagement
Jérôme reconnaît que la modération n’est pas la partie la plus stimulante du métier. Pourtant, elle joue un rôle clé dans la relation avec la communauté, notamment sur des sujets sensibles comme les paquebots, l’éolien ou les grands projets industriels.
« Nous, on a pour règle de vraiment répondre à tous les commentaires et même de relancer dans les commentaires pour créer de l’engagement. »
5. Un comité éditorial évite de transformer les réseaux sociaux en simple agenda
Chez Saint-Nazaire Renversante, le comité éditorial permet de filtrer les sujets, de choisir les bons angles et d’arbitrer les bons canaux. Tout ne mérite pas un post : certains sujets relèvent plutôt d’une newsletter, d’un article web ou d’un communiqué de presse.
« Je ne veux pas que notre page Facebook soit juste un relais d’événements. C’est hyper important pour nous qu’on ait du contenu de marque, du contenu stratégique et de positionnement. »
6. Les chiffres doivent aider à décider, pas seulement à éditer un reporting
L’équipe suit de près la portée des publications, avec des seuils de référence : environ 10 000 personnes touchées pour un post Facebook natif et 7 000 sur Instagram. Ces indicateurs nourrissent les débats éditoriaux et permettent de mieux anticiper ce qui créera de la discussion.
« Ce qui est important ce n’est pas un nombre de likes, ce n’est pas un nombre de partages, même si c’est ça qui va faire la portée du post derrière. »
7. L’orthographe reste une compétence professionnelle non négociable
Jérôme raconte avoir longtemps manqué de confiance à cause de ses lacunes en orthographe. Son conseil est clair : identifier ses faiblesses, se former, utiliser des outils de correction et progresser, car l’écriture reste omniprésente dans le métier.
« Il faut prendre le taureau par les cornes. Vous allez gagner en sérénité, vous allez gagner en confiance en soi. »
8. Les social ads ne servent pas seulement à amplifier ce qui marche déjà
Jérôme a inversé une logique fréquente : plutôt que sponsoriser les posts organiques qui performent déjà, il préfère investir sur les contenus à enjeu business, notamment les offres payantes qui ont moins leur place en natif.
« Si un post fonctionne très bien tout seul, tant mieux. Par contre, sur tout ce qui génère des retombées en chiffre d’affaires et qui a du mal à vivre nativement, là, on va mettre du budget. »
9. L’attribution publicitaire devient un vrai sujet de vigilance
Entre les données Facebook, Google, les outils internes et les limites liées au consentement, Jérôme souligne la difficulté à mesurer précisément les retombées des campagnes. Les écarts peuvent être importants et obligent à prendre du recul sur les chiffres fournis par les plateformes.
« Quand je compare les deux, j’ai des écarts. Des fois, ça va du simple au triple. »
Ici quand Jérôme parle “des deux”, il compare les données Google et Meta avec celles de son propre outil de billetterie, et il constate souvent des gros écarts dans les résultats attribués aux campagnes publicitaires.
Parce que chaque plateforme utilise son propre modèle d’attribution et ses propres méthodes de tracking, ce qui peut conduire à des résultats très différents pour une même campagne.
10. Les meilleurs contenus naissent souvent d’un vrai terrain
Les lives de départs de paquebots illustrent la force d’un contenu incarné, spectaculaire et directement lié au territoire. Ce ne sont pas seulement les formats qui performent, mais les sujets, le contexte et l’expérience proposée à la communauté.
Conclusion
Cet épisode rappelle que le social media est un métier d’équilibre entre stratégie et terrain, créativité et rigueur, réactivité et analyse. Le témoignage de Jérôme montre surtout qu’une présence social media performante repose sur une vraie culture du contenu, des processus solides et une capacité permanente à tester, ajuster et apprendre.
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