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🍪 Qu’est-ce que la fin des cookies tiers va changer pour vos social ads ?

Pour ce 35ème épisode du pOD, notre podcast dédié au Social Media Management, nous échangeons ensemble sur la fin des cookies tiers. Retrouvez ci-dessous les principaux éléments abordés durant cet épisode de podcast, ainsi que différents liens et ressources utiles pour approfondir votre réflexion sur les cookies tiers.


Écouter l’épisode

Vous ressentez le besoin de vous faire accompagner dans la gestion de vos campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux ? Notre équipe possède une réelle expertise en social ads. On a hâte d’en échanger avec vous !

Pourquoi aborde-t-on le sujet des cookies tiers ?

Si vous êtes Social Media Manager, vous avez forcément entendu parler de la fin annoncée des cookies tiers, qui permettent aux professionnels de récolter des données relatives aux visiteurs de leur site grâce à des traceurs intégrés (appelés cookies tiers). Ils étaient notamment utiles pour recibler les visiteurs de son site ou cibler des personnes similaires aux visiteurs de son site.

Le problème est que les cookies tiers ont été mis à mal en 2018, avec l’arrivée de la RGPD, qui permettaient aux visiteurs de chaque site de consentir ou non à être « tracké » sur le site internet en question. À présent, ils sont voués à disparaître dans les années à venir. Et cela n’est pas sans conséquence sur la manière dont on fait de la publicité sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, nous allons donc voir d’un peu plus près ce que l’on peut faire pour mettre à jour nos pratiques et ce que cela va changer dans notre quotidien de Community Manager et Social Media Manager 😉

Les intervenants sur cet épisode de podcast :

Au programme de cet épisode de podcast

Vous pilotez des campagnes Social Ads ? Dans cet épisode, voici ce que nous partageons avec vous :

  • Ce qu’est un cookie tiers concrètement
  • À quoi sert un cookie tiers pour les Social Ads ?
  • Qu’est-ce que la fin des cookies tiers engendre comme problèmes pour nos campagnes de Social Ads ?
  • Comment mettre à jour nos pratiques, et cibler autrement nos audiences ?
  • Comment analyser les performances de nos actions si on ne peut plus rien tracker ?

Ressources utiles en complément de cet épisode

  • Fin annoncée des cookies tiers par Google en 2024 pour le navigateur Chrome (déjà le cas pour Safari ou Firefox) : https://www.blogdumoderateur.com/google-fin-cookies-tiers-prochaines-etapes/
  • Bilan de la CNIL en matière de cookies : https://www.blogdumoderateur.com/bilan-cnil-cookies-2023/

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À chaque sortie d’un épisode, nous ajouterons dans la rubrique Podcast de Keep it Simple un article intégrant le lecteur pour écouter le podcast, ainsi que les notes et les ressources citées dans l’épisode.

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Si vous souhaitez nous suggérer des idées de sujets à traiter ou encore si vous êtes intéressés pour être notre futur(e) invité(e), n’hésitez pas à commenter cet article ou à nous contacter : podcast@ouest.digital

 

Points clés de l’épisode

Entre RGPD, consentement utilisateur, navigateurs qui bloquent progressivement les tracking et données de moins en moins fiables, … les repères changent pour les Social Media Managers qu’ils travaillent en agence ou chez des annonceurs.

 

Les cookies tiers, au cœur des stratégies publicitaires, sont en voie de disparition

Les cookies tiers permettent de suivre les internautes d’un site à un autre pour affiner le ciblage publicitaire (remarketing, audiences similaires, etc.). Mais entre le RGPD, les adblockers et les évolutions des navigateurs, leur efficacité est déjà fortement réduite.

« Aujourd’hui, il y a à peu près un internaute sur deux que tu ne vas pas pouvoir suivre via des cookies tiers. » – Bryan

 

Le RGPD a profondément changé la collecte de données

Depuis 2018, le consentement explicite est obligatoire pour déposer des cookies. Résultat : une part importante des internautes refuse ou limite leur utilisation, ce qui réduit drastiquement la quantité de données exploitables.

Bryan cite une étude de la CNIL indiquant qu’environ 40 % des internautes refusent tous les cookies, et qu’une grande partie n’en accepte qu’une partie.

 

La fin des cookies dégrade la qualité du ciblage

Moins de données signifie des audiences moins précises. Les campagnes de remarketing ou les audiences similaires (lookalike) deviennent moins performantes, car elles reposent sur un échantillon incomplet.

une audience similaire basée sur les visiteurs d’un site ne se base plus que sur environ 50 % des visiteurs réels.

 

Les algorithmes publicitaires deviennent moins efficaces

Les plateformes comme Meta ou LinkedIn ont besoin d’un volume de données important pour optimiser la diffusion. Avec des conversions  qui ne sont remontées que partiellement, l’algorithme manque de signaux pour apprendre correctement.

« L’algorithme ne va voir que 50 % de tes ventes. » – Bryan

 

Le tracking devient incomplet et parfois trompeur 

Les performances affichées dans les outils publicitaires ne reflètent plus la réalité. Une partie des conversions ou du trafic n’est tout simplement pas mesurée.

Une campagne peut afficher 10 ventes dans Meta alors qu’il y en a en réalité 20 ou plus, simplement parce qu’une partie des utilisateurs n’a pas accepté les cookies.

 

Miser sur des contenus « on-platform » devient stratégique.

Pour contourner la perte de données, Bryan recommande de privilégier des contenus consommés directement sur les plateformes (vidéos, carrousels…). Cela permet de générer des audiences basées sur les interactions natives, sans dépendre des cookies.

« Dans nos stratégies social ads on va se recentrer sur des publicités qui se consomment directement sur Facebook, LinkedIn, TikTok. » – Bryan

 

Le ciblage démographique revient au premier plan 

Face à la baisse de fiabilité des audiences basées sur le tracking, les annonceurs reviennent à des ciblages plus larges (âge, localisation, sexe), en laissant les algorithmes optimiser.

Un choix fait par beaucoup est l’abandon partiel des audiences similaires au profit d’audiences larges avec peu de critères.

 

Adapter des objectifs pour nourrir les algorithmes 

Quand les conversions sont insuffisantes pour optimiser une campagne, il devient pertinent de remonter dans le tunnel (ex : viser des visites plutôt que des ventes).

Privilégier un objectif “visite de page” plutôt que “conversion” pour générer plus de volume de données.

 

L’analyse des performances doit évoluer 

Avec un tracking incomplet, il devient nécessaire de changer d’outils et de logique de mesure. Les données doivent être analysées côté site plutôt que côté plateformes.

A l’agence nous utilisons Matomo, un outil conforme RGPD, qui permet de suivre toutes les actions sans dépendre du consentement aux cookies.

 

Des solutions techniques existent mais ne sont pas accessibles à tous 

Des approches plus avancées comme le server-side permettent de remonter les données via API, mais leur mise en place est complexe et coûteuse.

A l’agence nous estimons que la mise en place prend entre 10 et 15 heures et nécessite une maintenance régulière. C’est donc une solution à plutôt réserver aux acteurs e-commerce.

 

 

Conclusion

La fin des cookies tiers marque un tournant majeur pour le marketing digital : moins de données, plus d’incertitudes, mais aussi de nouvelles approches à inventer. Les marques doivent désormais combiner adaptation stratégique, nouveaux outils et acceptation d’une mesure moins parfaite.



 



 

 



 

 





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