Pour ce nouvel Ă©pisode du pOD, le podcast Social Media de lâagence Ouest Digital, on parle du reporting social media. On sait que ce mot fait froid dans le dos Ă nombre dâentre vous.
Convaincus de lâimportance du reporting dans notre quotidien, avec Victor, notre invitĂ©, on vous partage pourquoi le reporting est souvent perçu comme une tĂąche fastidieuse, et comment mieux lâaborder pour quâil devienne un vĂ©ritable outil dâaide Ă la dĂ©cision.
Alors, pourquoi le reporting est souvent perçu comme une tĂąche lourde ? Pourquoi ce nâest pas juste âfaire des tableaux de chiffresâ ? Et quelles sont les contraintes du mĂ©tier ? Voici quelques-unes des questions auxquelles nous allons rĂ©pondre ensemble !
Sommaire
- 1 Ăcouter l’Ă©pisode
- 2 Points clĂ©s de l’Ă©pisode
- 2.1 1. Le reporting est un levier stratégique (et non une simple tùche opérationnelle)
- 2.2 2. Le vrai enjeu : interpréter les données, pas les collecter
- 2.3 3. Les KPI doivent toujours dĂ©couler des objectifs, pas l’inverse
- 2.4 4. Tous les indicateurs ne se valent pas (et trop de data tue la data)
- 2.5 5. La régularité est indispensable pour piloter efficacement
- 2.6 6. La data nâa de sens quâavec du contexte
- 2.7 7. Le reporting est un outil dâaide Ă la dĂ©cision
- 2.8 8. Passer dâune logique de formats Ă une logique de contenus
- 2.9 9. Le reporting renforce la crédibilité et facilite les arbitrages
- 2.10 10. Automatiser pour gagner en efficacité
- 2.11 11. Le reporting est aussi un levier dâengagement interne
- 2.12 à retenir de cet épisode du pOD
Ăcouter l’Ă©pisode
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Pourquoi aborde-t-on ce sujet ?
Parce que sur le terrain, câest un sujet qui revient en permanence.
Le reporting est souvent la tĂąche que lâon repousse par :
- manque de temps
- complexité des outils
- difficultĂ© Ă sâapproprier les chiffres
Et c’est encore pire quand on gĂšre plusieurs comptes.
Pourtant, il y a un vrai décalage entre les attentes fortes des directions et les reportings encore trop peu structurés cÎté opérationnel.
RĂ©sultat, beaucoup de stratĂ©gies rĂ©seaux sociaux sont pilotĂ©es Ă lâintuition, avec des dĂ©cisions parfois contredites par les donnĂ©es.
Câest justement pour combler cet Ă©cart et redonner du sens au reporting quâon a voulu faire cet Ă©pisode.
Les intervenants sur cet épisode de podcast
- Gwen, chef de projet social media Ouest Digital. En plus dâĂȘtre la Voix du pOD, elle pilote les comptes de nombreux clients de lâagence
- Bryan, cofondateur Ouest Digital, spĂ©cialiste de la veille et des rĂ©seaux sociaux. C’est Ă©galement lui qui Ă©dite chaque mois l’ensemble des reportings de nos clients
- Victor, chargĂ© de communication digitale au SSTRN – Service de prĂ©vention et de santĂ© au travail de la rĂ©gion nantaise.
Ressources utiles en complément de cet épisode
- Ăpisode 10 de notre podcast : Choisir et analyser ses indicateurs de performance sur les rĂ©seaux sociaux, avec Benjamin LaguĂ«s
- Présentation de notre expertise reporting social media
- Article 21 social media metrics you must track for success in 2026
- Solution proposée par notre invité : Metricool
- Site web du SSTRN oĂč travaille notre invitĂ©
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Points clĂ©s de l’Ă©pisode
1. Le reporting est un levier stratégique (et non une simple tùche opérationnelle)
Le reporting rĂ©seaux sociaux souffre dâune mauvaise image : chronophage, complexe, parfois anxiogĂšne. Pourtant, il est au cĆur de la performance social media.
âCâest paradoxal : câest essentiel pour mieux rĂ©ussir, mais on le repousse.â – Bryan
Sans reporting, les décisions reposent encore trop souvent sur :
- lâintuition
- les ressentis
- ou des signaux superficiels
Résultat : des stratégies peu optimisées et difficilement pilotables.
2. Le vrai enjeu : interpréter les données, pas les collecter
Beaucoup de professionnels passent un temps considérable à récupérer des données⊠pour finalement peu les exploiter.
âLe reporting idĂ©al, câest 10 % de compilation et 90 % dâinterprĂ©tation.â – Bryan
Ce qui crĂ©e de la valeur, câest la capacitĂ© Ă :
- analyser les variations
- comprendre les comportements dâaudience
- transformer les chiffres en décisions concrÚtes
3. Les KPI doivent toujours dĂ©couler des objectifs, pas l’inverse
C’est l’un des enseignements majeurs de lâĂ©pisode. Trop dâĂ©quipes choisissent leurs KPI parmi ceux disponibles dans les plateformes avant de se demander de quoi elles ont besoin pour mesurer l’avancĂ©e vers les objectifs.
La bonne approche c’est de :
- dĂ©finir ses objectifs (notoriĂ©tĂ©, engagement, businessâŠ)
- sélectionner (ou créer) les indicateurs adaptés
Victor crĂ©e des indicateurs spĂ©cifiques pour mesurer sa performance locale, au-delĂ des mĂ©triques classiques. Par exemple : la part dâabonnĂ©s sur une zone gĂ©ographique locale.
Dans son cas, son objectif est de toucher une audience locale (ses adhĂ©rents), donc il va regarder : quelle proportion de sa communautĂ© est rĂ©ellement locale et non seulement des mĂ©triques globales (nombre d’abonnĂ©s)
4. Tous les indicateurs ne se valent pas (et trop de data tue la data)
Accumuler des données ne rend pas un reporting plus pertinent, au contraire.
âĂa ne sert Ă rien de tout regarder : lâimportant, câest de sĂ©lectionner les donnĂ©es vraiment utiles par rapport Ă ses objectifs, sinon on perd du temps et on nâen tire aucun enseignement.â – Victor
Un bon reporting repose sur peu dâindicateurs mais parfaitement alignĂ©s avec les enjeux.
Les KPI souvent cités comme fondamentaux sont :
- taux dâengagement
- impressions / portée
- évolution de la communauté
5. La régularité est indispensable pour piloter efficacement
Le reporting ponctuel ne permet pas dâoptimiser sa stratĂ©gie.
âSi je le fais aujourdâhui et que je nây touche plus pendant trois mois, ça ne sert Ă rien.â – Victor
Une fréquence mensuelle permet :
- dâidentifier rapidement les erreurs
- dâajuster les actions
- dâĂ©viter de persister dans une mauvaise direction
6. La data nâa de sens quâavec du contexte
Un chiffre isolĂ© peut ĂȘtre trompeur.
đĄ Exemple concret Ă©voquĂ© : lâimpact des temps forts sur la performance
Toutes les performances ne sâexpliquent pas uniquement par la qualitĂ© du contenu. Victor donne un exemple trĂšs parlant : certaines publications fonctionnent mieux simplement parce quâelles sâinscrivent dans un temps fort identifiĂ©.
Câest notamment le cas de :
- Octobre Rose (sensibilisation au cancer du sein)
- Le Mois sans tabac
- ou encore dâautres campagnes nationales ou journĂ©es de sensibilisation
Dans ces contextes :
- les sujets sont dĂ©jĂ prĂ©sents dans lâactualitĂ©
- les audiences sont plus réceptives
- les plateformes peuvent aussi amplifier la visibilité
RĂ©sultat : les contenus bĂ©nĂ©ficient dâun effet dâopportunitĂ©, indĂ©pendamment de leur format ou de leur qualitĂ© intrinsĂšque.
Il est essentiel dâintĂ©grer Ă son analyse plusieurs critĂšres, et notamment :
- la saisonnalité
- l’actualitĂ©
- les évolutions stratégiques mises en place
7. Le reporting est un outil dâaide Ă la dĂ©cision
Le reporting ne sert pas seulement Ă analyser le passĂ©. Il permet surtout dâagir.
đĄ Exemple concret Ă©voquĂ© : quand la data challenge les habitudes
Lors de l’audit LinkedIn rĂ©alisĂ© par l’agence Ouest Digital, Victor constate que 72 % des contenus publiĂ©s Ă©taient des visuels statiques en .png, devenus un standard dans sa production. Pourtant, lâanalyse des performances rĂ©vĂšle un dĂ©calage : ces formats, bien que majoritaires, nâĂ©taient pas ceux qui gĂ©nĂ©raient le plus dâengagement.
Ă lâinverse, dâautres contenus (notamment certains formats pĂ©dagogiques comme les carrousels âvrai/fauxâ) performent mieux. Ce constat met en Ă©vidence un biais frĂ©quent : produire par habitude ou facilitĂ©, plutĂŽt que sur la base de donnĂ©es rĂ©elles.
RĂ©sultat : la stratĂ©gie a pu Ă©voluer, avec une rĂ©allocation des efforts vers des contenus plus performants et un changement de logique, passer dâune approche centrĂ©e sur les formats Ă une approche centrĂ©e sur les contenus et les attentes de lâaudience.
8. Passer dâune logique de formats Ă une logique de contenus
Un point structurant :Â Ce ne sont pas les formats qui performent, mais les sujets.
âCe nâest pas le carrousel en lui-mĂȘme qui marche, câest ce quâil y a dedans : le sujet, la maniĂšre dont il est traitĂ©, et surtout lâintĂ©rĂȘt quâil suscite pour lâaudience. Un bon format ne compensera jamais un contenu peu pertinent.â â Victor
Cela implique de :
- structurer sa stratégie autour de piliers de contenu
- comprendre les attentes de son audience
9. Le reporting renforce la crédibilité et facilite les arbitrages
Le reporting devient un outil clé pour :
- justifier ses choix
- arbitrer les demandes internes
- démontrer ce qui fonctionne⊠ou non
âLe chiffre ne ment pas : Ă partir du moment oĂč on analyse correctement la donnĂ©e, elle permet de voir clairement ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Elle enlĂšve le biais de lâintuition et oblige Ă se confronter Ă la rĂ©alitĂ© des performances.â â Victor
Le reporting social media permet notamment de :
- refuser certaines demandes non pertinentes
- prouver quâune dĂ©cision imposĂ©e nâĂ©tait pas efficace
10. Automatiser pour gagner en efficacité
Le principal frein Ă la crĂ©ation et Ă l’analyse des reportings reste le temps. Certains professionnels passent jusquâĂ 1 Ă 2 jours Ă produire leur reporting.
Conséquence :
- fatigue
- absence dâanalyse
Solution :
- automatiser la collecte (connecteurs aux API. Ă l’agence, nous utilisons Supermetrics)
- utiliser des outils (ex : Metricool, Looker studio)
- se concentrer sur lâinterprĂ©tation
11. Le reporting est aussi un levier dâengagement interne
Souvent sous-estimé, le reporting permet aussi de :
- valoriser les résultats
- impliquer les équipes
- transformer les collaborateurs en ambassadeurs
D’oĂč l’importance de rendre la donnĂ©e parlante visuellement.
đĄ Exemple concret : le reporting comme levier dâengagement interne
Au SSTRN, Victor ne limite pas le reporting Ă un usage âdirectionnelâ. Les performances ne sont pas seulement partagĂ©es avec le management, mais aussi avec les collaborateurs impliquĂ©s dans la crĂ©ation de contenus. Et notamment les salariĂ©s qui participent aux vidĂ©os.
ConcrĂštement, lorsquâun contenu fonctionne bien (volume dâimpressions, engagementâŠ), ces rĂ©sultats sont partagĂ©s en interne. Cela permet aux collaborateurs de voir lâimpact direct de leur contribution et de se dire : âjây ai participĂ©â. Le reporting devient alors un outil de valorisation, et non plus uniquement un outil de pilotage.
RĂ©sultat : cette transparence renforce lâimplication des Ă©quipes, crĂ©e un sentiment de fiertĂ© et favorise lâengagement sur le long terme. Les collaborateurs deviennent progressivement des ambassadeurs, plus enclins Ă participer aux futurs contenus et Ă soutenir la stratĂ©gie social media.
à retenir de cet épisode du pOD
Le reporting social media nâest pas une contrainte.
Câest un outil stratĂ©gique incontournable pour :
- piloter ses actions
- améliorer ses performances
- et asseoir sa crédibilité
Ă condition de :
- se concentrer sur les bons indicateurs
- contextualiser les données
- et surtout de passer du temps sur lâanalyse
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