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🙋‍♂️ Rencontre avec Julien Boujot, Consultant Social Media Indépendant

Aujourd’hui, nous vous proposons la troisième interview du pOD : une rencontre avec Julien Boujot. Retrouvez ci-dessous les principaux éléments abordés durant cet épisode de notre podcast dédié au social media, ainsi que différents liens et ressources utiles pour découvrir notre invité et son métier.

Écouter l’épisode

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Qui est Julien Boujot ?

Pour ce troisième échange, nous vous proposons de rencontrer Julien Boujot. Il est venu boire un café à l’agence, pour nous parler : de lui, de son parcours, de son quotidien et de sa relation avec le Social Media Management.

Un début de carrière à la télé, il est rapidement devenu Community Manager pour des chaînes de télévision parce qu’il était le plus jeune de l’équipe. Un choix facile que l’on voit souvent se répéter mais qui a ici fait naître une vocation. Il poursuit son parcours chez d’autres annonceurs puis en agence pendant plusieurs années avant de se lancer en freelance en 2019.

Aujourd’hui, il :

  • accompagne des entreprises pour les aider Ă  raconter leur histoire, leur entreprise, leur activitĂ© en s’emparant des techniques du Storytelling,
  • forme des Ă©tudiants et professionnels dans les thĂ©matiques du community management, social media management, storytelling, IA, etc.
  • anime des workshops, masterclass et table ronde

Les intervenants sur cet épisode de podcast :

Au programme de cet épisode

Vous êtes Community Manager ou Social Media Manager, et vous avez envie de découvrir les parcours professionnels de vos confrères et consœurs ?

Dans cet épisode, voici ce que nous partageons avec vous :

  • Le parcours de Julien et comment il en est arrivĂ© Ă  exercer ce mĂ©tier
  • Son quotidien en tant que freelance
  • Ses missions & son organisation
  • Ses relations avec ses clients
  • Ce qu’il aime le plus dans son mĂ©tier

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À chaque sortie d’un épisode, nous ajouterons dans la rubrique Podcast de Keep it Simple un article intégrant le lecteur pour écouter le podcast, ainsi que les notes et les ressources citées dans l’épisode.

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Points clés de l’épisode

 

Dans cet épisode, Julien Bourgeot revient sur son parcours de social media manager indépendant, entre télévision, storytelling, conseil, formation et Community management. Le fil rouge : comprendre pourquoi les réseaux sociaux exigent bien plus de préparation qu’ils n’en donnent l’impression.

 

Un bon contenu social media est toujours pensé avant d’être publié

 

Julien insiste sur un mythe tenace : les réseaux sociaux ne relèvent pas de l’improvisation.

Même lorsqu’un contenu semble spontané, il repose sur :

Pour lui, la préparation permet au contraire d’être plus agile quand une actualité tombe.

« On teste tout le temps, mais on ne teste jamais de manière non préparée. »

 

Le storytelling reste le meilleur levier pour fédérer une communauté 

Son parcours à la télévision a forgé une conviction forte : les marques doivent raconter quelque chose, pas seulement occuper l’espace. Une communauté se construit lorsqu’elle sent qu’elle est entraînée dans une progression, une narration, un univers.

« Pour arriver à créer une communauté, à fédérer une communauté, il faut qu’on lui raconte une histoire. »

 

L’écriture est une compétence centrale du métier

Écrire pour les réseaux sociaux ne signifie pas produire de longs textes, mais adapter un message à chaque plateforme. Julien rappelle que le copier-coller fonctionne rarement : LinkedIn, Instagram ou X n’ont ni les mêmes codes, ni les mêmes accroches, ni les mêmes temps d’attention.

« Le Ctrl-C, Ctrl-V fonctionne très peu entre plateformes. »

 

Rester opérationnel permet de rester légitime

Même lorsqu’il intervient comme consultant ou formateur, Julien tient à garder une activité de community management. Pour lui, avoir “les mains dans le cambouis” est indispensable pour comprendre les outils, les usages et les évolutions concrètes des plateformes.

Il cite les évolutions de la Meta Business Suite ou la possibilité de programmer sur LinkedIn comme des changements qu’on ne maîtrise vraiment qu’en pratiquant.

 

La veille n’est pas une option dans le social media

Dans un métier où les formats, les plateformes et les usages changent vite, Julien considère la veille comme une condition de survie professionnelle. Il distingue notamment les fonctionnalités réellement déployées des simples tests, pour éviter de surinterpréter chaque nouveauté.

« Si je ne fais pas de veille pendant trois mois, je considère que je suis complètement hors-circuit. »

 

Le rĂ´le du consultant est aussi de poser des questions naĂŻves

Pour comprendre une entreprise, Julien adopte une posture de “caméléon”. Il s’imprègne de sa culture, de ses mots, de ses valeurs. Ses questions simples permettent souvent de faire émerger des sujets de contenus que les équipes internes ne voient plus, parce qu’ils font partie de leur quotidien.

« Je suis expert en rien, mais curieux en tout. »

 

Les performances doivent être analysées sans condamner trop vite les sujets

Un contenu qui ne fonctionne pas ne signifie pas forcément que le sujet est mauvais. Julien invite à analyser le format, l’accroche, le timing ou l’emballage avant d’abandonner une idée. Le reporting doit donc servir à ajuster, pas seulement à classer les contenus en succès ou échecs.

un post sur les valeurs d’une entreprise peut échouer en carrousel, mais fonctionner autrement sous forme d’un audiogramme ou de prise de parole du dirigeant.

 

La validation client protège l’image de marque

Julien fait systématiquement valider les contenus produits pour ses clients. Pour lui, c’est indispensable car les contenus visuels sont souvent le premier point de contact avec la marque, avant même le texte. Cette étape doit être anticipée et cadrée, car chaque aller-retour représente du temps et un coût.

« Si le contenu ne renvoie pas les bonnes ondes, ça ne marche pas. »

 

Le reach est parfois plus parlant que le taux d’engagement

Julien se montre très réservé sur le taux d’engagement, qu’il juge souvent trompeur et difficile à comparer. Il préfère regarder le nombre de personnes réellement touchées, plus concret pour mesurer la portée d’un message et identifier les communautés dormantes.

 « Ce qui compte, c’est combien de personnes on a touché. »

 

Les réseaux sociaux peuvent donner une portée inattendue à un contenu

L’épisode rappelle aussi la part d’imprévu du métier. Un contenu pensé comme une prise de parole légère peut être repris, commenté ou détourné bien au-delà de son intention initiale.

Julien raconte qu’un tweet humoristique sur les éoliennes en mer, basé sur une planche d’Astérix, a été repris dans un article du Point et a servi de point de départ à une tribune.

 

Conclusion

Cet épisode montre que le social media repose autant sur la créativité que sur la méthode : écrire, planifier, tester, analyser et rester en veille. Derrière chaque contenu visible, il y a une part invisible de stratégie, d’immersion et d’ajustement permanent.

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