Aujourd’hui, nous vous proposons la quatrième interview du pOD : une rencontre avec Christopher Piton. Retrouvez ci-dessous les principaux éléments abordés durant cet épisode de notre podcast dédié au social media, ainsi que différents liens et ressources utiles pour découvrir notre invité et son métier.
Sommaire
- 1 Écouter l’épisode
- 2 Qui est Christopher Piton ?
- 3 Au programme de cet épisode
- 4 Ressources utiles en complément de cet épisode
- 5 S’abonner au podcast « Le pOD »
- 6 Points clés de l’épisode
- 6.1 Une faiblesse peut devenir une compétence différenciante
- 6.2 Tester reste souvent le meilleur moyen de savoir si une idée est bonne
- 6.3 Le ghostwriting ne consiste pas à écrire à la place de mais écrire avec
- 6.4 Une bonne prestation de ghostwriting commence bien avant le premier post
- 6.5 Le dirigeant doit rester impliqué : un ghostwriter ne remplace pas l’engagement
- 6.6 La visibilité n’est pas un objectif suffisant en soi
- 6.7
- 6.8 Communiquer pour un dirigeant n’obéit pas à la même logique que communiquer pour une marque
- 6.9 Les résultats se mesurent mais ils ne se résument pas aux likes
- 6.10 L’écriture n’est pas qu’une petite partie du métier
- 6.11 Une routine protectrice peut renforcer la créativité
- 6.12 À retenir de cet épisode du pOD
Écouter l’épisode
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Qui est Christopher Piton ?
Pour ce quatrième échange, nous vous proposons de rencontrer Christopher Piton. Il est venu boire un café à l’agence, pour nous parler : de lui, de son parcours, de son quotidien et de sa relation avec le Social Media Management.
Christopher a commencé sa carrière en s’intéressant à la création de site internet, puis au référencement. Autodidacte sur le sujet, il décide d’aller frapper aux portes des agences web marketing locales, et trouve celle qui lui donnera la chance de le former. En parallèle, l’école dans laquelle il étudie, lui propose de partager son savoir auprès d’élèves de son école, l’année suivante. Il part, ensuite, découvrir le monde des annonceurs en tant que Chargé de projet Webmarketing dans le milieu industriel. Et c’est en se lançant un challenge personnel, de créer un post par jour pendant 90 jours sur son compte LinkedIn, qu’il fera naître, sans le savoir, son projet d’écrire un livre, ainsi que sa future activité de « ghostwriter », ou « prête plume ». Il n’a cessé de saisir les opportunités que la vie lui présentait, en se disant à chaque fois que « pour savoir, il faut tester » !
Aujourd’hui, il :
- accompagne les solopreneurs, freelances et dirigeants à faire de Linkedin un vrai levier business, en rédigeant, pour eux, leurs posts Linkedin
- anime des ateliers de coaching et formations Linkedin pour vous aider Ă atteindre vos objectifs
- propose son livre, “À la conquête de LinkedIn” chez Eyrolles, à la vente dans toutes les librairies
Les intervenants sur cet épisode de podcast sont :
- Gwen, chef de projet social media chez Ouest Digital. En plus d’être la Voix du pOD elle est pilote la stratégie social media & social ads de nombreux clients de l’agence
- Bryan, co-fondateur de l’agence et directeur de clientèle.
- Christopher, Ghostwriter LinkedIn
Au programme de cet épisode
Vous êtes Community Manager ou Social Media Manager, et vous avez envie de découvrir les parcours professionnels de vos confrères et consœurs ?
Dans cet épisode, voici ce que nous partageons avec vous :
- Le parcours de Christopher et comment il en est arrivé à exercer ce métier
- Son quotidien en tant que ghostwriter LinkedIn
- Ses missions & son organisation
- Ses relations avec ses clients
- Ce qu’il aime le plus dans son métier
Ressources utiles en complément de cet épisode
S’abonner au podcast « Le pOD »
À chaque sortie d’un épisode, nous ajouterons dans la rubrique Podcast de Keep it Simple un article intégrant le lecteur pour écouter le podcast, ainsi que les notes et les ressources citées dans l’épisode.
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Si vous souhaitez nous suggérer des idées de sujets à traiter ou encore si vous êtes intéressés pour être notre futur(e) invité(e), n’hésitez pas à commenter cet article ou à nous contacter : podcast@ouest.digital
Points clés de l’épisode
Dans cet épisode, Christopher Piton raconte comment il est passé du webmarketing au ghostwriting LinkedIn pour dirigeants. L’échange met en lumière une idée centrale : écrire pour quelqu’un d’autre ne consiste pas seulement à rédiger des posts, mais à transformer une pensée complexe en prise de parole utile, crédible et stratégique.
Une faiblesse peut devenir une compétence différenciante
Christopher explique qu’enfant et adolescent, il avait du mal à synthétiser ses idées. Ce qui pouvait sembler être un frein est devenu, avec le temps, le cœur même de son métier : aider des dirigeants à clarifier leur pensée pour mieux la transmettre. C’est un rappel précieux : certaines difficultés deviennent des forces quand on apprend à les comprendre et à les travailler.
“J’avais tendance à faire des très longues phrases (…) grâce à une orthophoniste, j’ai réussi à clarifier mes pensées. Et ça m’aide aujourd’hui parce que c’est ce que je fais pour les dirigeants.”
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Tester reste souvent le meilleur moyen de savoir si une idée est bonne
Le parcours de Christopher n’a rien de linéaire : référencement, enseignement, salariat, coaching, ghostwriting, livre… À chaque étape, il avance moins par plan de carrière que par expérimentation. Ce fil rouge donne une vraie leçon professionnelle : dans les métiers du digital, l’action permet souvent d’apprendre plus vite que la projection.
“Le seul moyen de savoir, c’est de tester.”
Le ghostwriting ne consiste pas à écrire à la place de mais écrire avec
L’un des apports les plus intéressants de l’épisode est la manière dont Christopher définit son rôle. Il ne s’agit pas d’imiter artificiellement un dirigeant, mais de comprendre son parcours, sa vision, ses objectifs et sa manière de penser pour construire une parole juste. Le ghostwriter est donc autant un stratège, un interviewer et un écouteur qu’un rédacteur.
 “L’idée, ce n’est vraiment pas de travailler à la place de la personne (…) mais plutôt de travailler avec elle.”
Une bonne prestation de ghostwriting commence bien avant le premier post
L’épisode montre que la valeur ne se joue pas uniquement dans le texte final. Pour produire un contenu crédible, Christopher passe par un travail d’immersion approfondi : questionnaire, collecte d’éléments, entretien de plusieurs heures, compréhension du passé professionnel et des objectifs du dirigeant. Le vrai travail se situe donc largement en amont de l’écriture.
Exemple concret : Christopher explique qu’il démarre par un questionnaire, une checklist de documents à envoyer et une visio d’introspection de quatre heures pour recueillir suffisamment de matière.
Le dirigeant doit rester impliqué : un ghostwriter ne remplace pas l’engagement
L’un des points forts de l’échange est la démystification du ghostwriting. Non, faire appel à un prête-plume ne veut pas dire déléguer totalement sa présence sur LinkedIn. Pour que la stratégie fonctionne, le dirigeant doit nourrir la réflexion, répondre aux questions, valider les contenus et être présent au moment de la publication. Sans implication, la régularité et la qualité finissent par s’effondrer.
Citation : “Sans implication de votre part, je ne ferai pas de miracle.”
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La visibilité n’est pas un objectif suffisant en soi
Christopher explique qu’avec le temps, son rapport à LinkedIn a évolué. Au départ, il cherchait beaucoup la visibilité et la croissance de son audience. Aujourd’hui, il met davantage l’accent sur des leviers plus rentables et plus durables : l’entrant, la recommandation, la fidélisation et la qualité de la relation client. C’est un point important pour toute stratégie de contenu : la visibilité est utile, mais elle ne vaut que si elle sert un objectif business réel.
 “Ce n’est pas au moment où on n’a plus de clients qu’il faut se mettre à communiquer.”
Communiquer pour un dirigeant n’obéit pas à la même logique que communiquer pour une marque
L’épisode pose une distinction très utile entre communication de marque et communication personnelle. Une page entreprise porte un discours plus corporate et institutionnel. À l’inverse, le dirigeant engage sa personnalité, sa crédibilité et parfois même sa posture commerciale. Cette différence change la méthode, le ton, le niveau de risque… et le niveau d’exigence.
“Quand on communique à travers une page d’entreprise, on communique à travers une marque employeur (…) le dirigeant, lui, va avoir son rôle à jouer dans la stratégie LinkedIn.”
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Les résultats se mesurent mais ils ne se résument pas aux likes
Christopher rappelle que le succès d’une stratégie LinkedIn ne se limite pas aux indicateurs visibles. Les impressions, les commentaires et les réactions comptent, bien sûr, mais ils ne disent pas tout.
Exemple concret : parmi les signaux de réussite, il cite les messages privés, les rendez-vous générés, les inscriptions à un webinaire ou encore le fait qu’un dirigeant ose enfin publier un post sur un échec professionnel.
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L’écriture n’est pas qu’une petite partie du métier
Christopher insiste sur un point essentiel : un bon post LinkedIn n’est pas seulement une question de plume. Le travail repose aussi sur la compréhension du parcours client, des niveaux de conscience, des objectifs de communication et de la psychologie de la personne accompagnée. C’est ce qui explique aussi pourquoi l’IA, selon lui, ne remplace pas aujourd’hui le cœur du métier.
“Écrire un post sur LinkedIn, ça représente 10-15 % du travail.”
Une routine protectrice peut renforcer la créativité
L’épisode se distingue aussi par le niveau de détail apporté à l’organisation de travail. Christopher montre qu’un métier créatif ne repose pas forcément sur l’improvisation permanente. Au contraire, il s’appuie sur une routine très structurée, mais pensée pour préserver l’énergie créative.
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À retenir de cet épisode du pOD
- Le contenu ne se résume pas à écrire : 80–90 % du travail se joue en amont (compréhension client, stratégie, objectifs) → un bon post sans fond ne sert à rien
- Un dirigeant (ou une marque) doit être impliqué dans sa communication → sans matière, sans vision, pas de contenu performant
- La vraie valeur n’est pas la visibilité seule : les résultats business comptent plus que les likes (leads, conversations, crédibilité)
- Publier ne suffit pas : il faut une stratégie claire (visibilité vs conversion) → tous les contenus n’ont pas le même objectif
- La régularité et l’anticipation sont clés → ce n’est pas quand on a besoin de clients qu’il faut commencer à communiquer
- Le contenu doit être incarné : la parole d’un dirigeant ≠communication de marque (plus personnelle, plus engageante, mais aussi plus exigeante)
- L’écoute client est centrale → comprendre avant de produire (posture de conseil, pas juste d’exécution)
- La fidélisation est un levier sous-estimé → le bouche-à -oreille peut devenir plus puissant que l’acquisition pure
- La qualité > quantité → publier moins mais mieux peut-être plus efficace quand la stratégie est maîtrisée
- Enfin, pour une agence : votre rôle n’est pas juste de produire du contenu, mais d’aider à clarifier une vision et atteindre des objectifs concrets