Pour ce 37ème épisode du pOD, nous échangeons sur le DSA, le Digital Services Act ou Règlement européen sur les services numériques. Retrouvez ci-dessous les principaux éléments abordés durant cet épisode de podcast, ainsi que différents liens et ressources utiles pour approfondir votre réflexion sur cette nouvelle réglementation.
Sommaire
- 1 Écouter l’épisode
- 2 Pourquoi aborde-t-on le sujet du DSA ?
- 3 Les intervenants sur cet épisode de podcast
- 4 Au programme de cet épisode de podcast
- 5 Ressources utiles en complément de cet épisode
- 6 S’abonner au podcast « Le pOD »
- 7 Points clé de l’épisode
- 7.1 Le DSA n’est pas qu’un texte juridique : c’est un cadre pour un marketing plus responsable
- 7.2 La transparence devient une obligation pour les plateformes
- 7.3 Les rapports de transparence deviennent une source utile pour les social media managers
- 7.4 Le ciblage publicitaire devient plus encadré, surtout pour les mineurs
- 7.5 Le retour du fil chronologique peut améliorer la veille
- 7.6 Les bibliothèques publicitaires deviennent un outil stratégique de benchmark
- 7.7 L’IA générative et les abonnements payants s’inscrivent aussi dans cette logique de transparence
- 8 À retenir de cet épisode
Écouter l’épisode
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Pourquoi aborde-t-on le sujet du DSA ?
Si vous êtes Social Media Manager, vous avez forcément entendu parler du DSA (Digital Services Act). Surtout à la rentrée de septembre 2023 quand il est arrivé sur le devant de la scène.
Le DSA est un règlement européen sur les services numériques qui vise la responsabilisation des plateformes sociales, mais pas que. Après plusieurs mois à en entendre parler, il est entré en vigueur fin août 2023. Mais concrètement, quels sont ses objectifs ? Que font les plateformes pour se mettre en conformité ? Et qu’est-ce que cela va changer pour nous qui gérons des comptes sociaux ?
Aujourd’hui, nous allons donc voir tout ça d’un peu plus près 😉
Les intervenants sur cet épisode de podcast
- Gwen, chef de projet social media Ouest Digital. En plus d’être la Voix du pOD elle pilote les comptes de nombreux clients de l’agence.
- Bryan, cofondateur Ouest Digital, spécialiste de la veille
Au programme de cet épisode de podcast
Vous gérez des comptes sociaux pour vous ou pour vos clients ?
Dans cet épisode, voici ce que nous partageons avec vous :
- Qu’est-ce que le DSA concrètement ?
- Quels sont les objectifs et obligations du DSA ?
- Qu’ont mis en place les plateformes sociales pour se mettre en conformité ?
- Qu’est-ce que cela change pour les Community Managers et Social Media Manager ?
- Qu’est-ce que l’on pense de ce sujet au sein de notre agence Social Media ?
Ressources utiles en complément de cet épisode
- Focus sur le ciblage des 13-17 sur TikTok
- Comment basculer d’un fil algorithme à un fil chronologique sur chaque réseau social ?
- Focus sur la bibliothèque publicitaire LinkedIn
- Focus sur la bibliothèque publicitaire TikTok
S’abonner au podcast « Le pOD »
À chaque sortie d’un épisode, nous ajouterons dans la rubrique Podcast de Keep it Simple un article intégrant le lecteur pour écouter le podcast, ainsi que les notes et les ressources citées dans l’épisode.
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Points clé de l’épisode
Cet épisode décrypte le Digital Services Act, règlement européen qui vise à rendre l’espace numérique plus sûr. L’enjeu : comprendre ce que ce texte change concrètement pour les Social Media Managers.
Le DSA n’est pas qu’un texte juridique : c’est un cadre pour un marketing plus responsable
Le DSA peut sembler complexe, comme le RGPD à ses débuts, mais son principe est assez simple : imposer plus de responsabilité aux plateformes numériques. L’objectif est de mieux protéger les citoyens européens face aux contenus illégaux, au cyberharcèlement, à la désinformation ou aux pratiques publicitaires opaques.
« En réalité, c’est plutôt simple. C’est plutôt évident même. Et ça va même dans le bon sens pour un marketing plus responsable. » — Bryan
La transparence devient une obligation pour les plateformes
Les plateformes doivent désormais mieux expliquer leurs décisions de modération. Pour les professionnels des réseaux sociaux, cela signifie qu’un contenu supprimé ou limité doit être accompagné d’une justification plus claire, avec une possibilité de recours plus accessible. C’est un progrès important pour comprendre les règles et ajuster ses pratiques éditoriales.
Bryan évoque le cas d’un post publié pour une marque, supprimé par Meta « sans préavis » et sans explication précise. Avec le DSA, la plateforme doit désormais justifier clairement sa décision.
Le DSA oblige aussi les plateformes à publier des rapports de transparence. Même s’ils sont denses, ces documents apportent des données utiles : nombre d’utilisateurs actifs, volume de contenus signalés, délais de réaction des plateformes. Ces informations peuvent nourrir la veille, les benchmarks et les recommandations stratégiques.
Bryan cite le rapport de LinkedIn indiquant environ 10 millions d’utilisateurs actifs en France, ainsi qu’un délai d’environ 20 minutes entre le signalement d’un contenu et la réaction de la plateforme.
Le ciblage publicitaire devient plus encadré, surtout pour les mineurs
Le DSA limite certains ciblages publicitaires personnalisés, notamment lorsqu’ils reposent sur les centres d’intérêt, les comportements ou des critères sensibles. Pour les mineurs, il ne sera plus possible de cibler selon des goûts ou activités spécifiques. Seules des données plus générales comme l’âge ou la zone géographique resteront mobilisables.
« Tu ne pourras plus dire que tu veux cibler des mineurs qui sont fans d’Orelsan ou qui sont fans d’agriculture. » — Bryan
Le retour du fil chronologique peut améliorer la veille
Les plateformes doivent permettre aux utilisateurs de basculer plus facilement entre flux algorithmique et flux chronologique. Pour les professionnels, cela peut améliorer la veille concurrentielle et sectorielle. Suivre une page ou un compte devrait à nouveau permettre de voir plus systématiquement ses publications.
Bryan explique qu’un concurrent suivant la page Ouest Digital pouvait manquer des contenus si l’algorithme ne les jugeait pas pertinents. Le flux chronologique réduit ces « trous dans la raquette ».
Les bibliothèques publicitaires deviennent un outil stratégique de benchmark
La généralisation des bibliothèques publicitaires est l’un des changements les plus concrets pour les métiers du social media management. Elles permettent d’observer les publicités diffusées par une marque ainsi que leurs :
- messages,
- visuels,
- pages de destination,
et parfois même des éléments de ciblage, le payeur et le bénéficiaire.
Bryan suggère de regarder les publicités de Capgemini ou Deloitte sur LinkedIn pour analyser leurs arguments de recrutement, leurs visuels et leurs messages.
L’IA générative et les abonnements payants s’inscrivent aussi dans cette logique de transparence
Le DSA ouvre la voie à d’autres évolutions, comme le marquage visible des contenus générés par IA. Les abonnements payants proposés par certaines plateformes sont aussi évoqués comme une conséquence indirecte des débats sur les données, la publicité ciblée et la conformité réglementaire.
« En théorie, tu dois obligatoirement avoir un marquage visible sur ta vidéo ou ton image si elle a été générée par l’IA. » — Bryan
À retenir de cet épisode
Le DSA vise à rendre l’espace numérique plus sûr, avec une logique de protection des utilisateurs et de marketing plus responsable.
- La transparence devient centrale : modération des contenus, publicité et fonctionnement des plateformes sont davantage encadrés.
- Les social media managers gagnent en compréhension grâce à de nouvelles données : rapports de transparence, bibliothèques publicitaires, etc.
- Le ciblage publicitaire est plus limité, notamment pour les mineurs et la sélection de critères sensibles.
- Le retour du fil chronologique redonne du contrôle aux utilisateurs notamment dans leur veille.
- Le DSA va continuer à faire évoluer les plateformes : c’est un sujet à suivre de près.